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30/12/2010

DES IMAMS INTERDISENT L’EXCISION EN MAURITANIE

Date de l’article 18.01.2010
Source : http://www.afrik.com/article18522.html

mauritanie.gifTrente quatre imams et oulémas mauritaniens ont signé, la semaine dernière, à Nouakchott, une fatwa interdisant la pratique de l’excision dans leur pays. Sous l’impulsion du Forum de la pensée islamique et du dialogue entre les cultures, du gouvernement et de l’Unicef, les spécialistes de la loi islamique ont débattu d’une pratique jusqu’alors taboue et contre laquelle il sera désormais possible de prêcher à l’intérieur comme en dehors des mosquées.

Une trentaine de personnalités religieuses faisant autorité en Mauritanie ont signé une fatwa (avis juridique qui a valeur de loi), le 12 janvier, condamnant les mutilations génitales féminines (MGF). Cette fatwa stipule que les excisions « ont été avérées néfastes par les experts. Une telle pratique est donc interdite au vu des dommages qu’elle entraîne ». Ses auteurs étaient réunis les 11 et12 janvier derniers au Palais des Congrès de Nouakchott, dans un atelier organisé par le ministère des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, le Forum de la Pensée Islamique et du Dialogue des Cultures, et appuyé par l’Unicef (Le Fonds des Nations unies pour l’enfance).

Le docteur Cheikh ould Zein, secrétaire général du Forum de la pensée islamique, a expliqué les raisons qui les ont conduits à cette décision. « Les points essentiels sur lesquels il convient de s’interroger : est-ce qu’il y a dans le Coran des textes très clairs qui demandent cette chose-là ? Ils n’existent pas. », a-t-il déclaré.

Les mutilations génitales sur les femmes n’ont pas de lien avec la religion, contrairement à ce que de nombreuses familles tendent à faire croire. Les oulémas et imams réunis ont même déclaré que l’excision est une pratique anti-islamique, la religion condamnant tout acte ayant des répercussions négatives sur la santé.

Un pas en avant.

D’après les chiffres fournis par le gouvernement et l’UNICEF, l’excision touche près de 72% des Mauritaniennes. Officiellement, elle est prohibée depuis que le pays a ratifié la Convention Internationale des Droits des Enfants, en 1989. Cependant, cette prohibition formelle n’a pas mis fin à l’activité des exciseuses. Nombre de fillettes de quelques jours sont toujours conduites par leurs proches chez la chirurgienne traditionnelle du village. Les enfants des ethnies soninkés et peuls étant les plus fréquemment victimes de cette pratique.

Mais Cheik ould Zein est convaincu que la fatwa édictée la semaine dernière aura un grand impact sur les mentalités. « L’excision féminine était un tabou. L‘excision est désormais vue comme un crime contre l‘espèce humaine », a-t-il déclaré. A la suite de ce colloque, le gouvernement s’est engagé à lancer des actions de sensibilisation pour mettre fin à l’excision.

Les mutilations génitales sur les femmes sont avant tout liées à une pratique rituelle consistant à l’ablation de la partie externe du clitoris et des petites lèvres. Rite initiatique au même titre que la circoncision chez les garçons, elles ont pour but de limiter l’accès des femmes à une sexualité libre et d’affaiblir leur désir.Les risques encourus par les femmes sont considérables. L’opération est souvent pratiquée dans des conditions hygiéniques déplorables et des complications peuvent survenir à la suite de l’intervention : hémorragie, infection, complication lors de l’accouchement, traumatisme psychologique… L’excision est une pratique encore courante dans une vingtaine de pays africains.

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Lire ce témoignage : http://www.afrik.com/article19213.html

17/11/2010

CIV FRANCE TOGO VOUS INVITE...

REPAS AFRICAIN

Participation : 20€

A TELECHARGER :
Diner africain du 4 décembre 2010-1.doc

Pour la construction
de 3 nouvelles classes
de l’école de Kpalimé,
CIV  France Togo
vous invite à un repas africain le :


Samedi 4 décembre 2010

à partir de 19h00

Au centre social de la  C.A.F.

4 rue d’Annam - 75020 Paris


Contes Africains au cours de la soirée

Merci de nous confirmer votre présence soit par téléphone ou mail aux adresses suivantes :

Brigitte  Arnefaux :
01.40.59.05.07 - 06.87.03.83.95

b.arnefaux@wanadoo.fr

Agnès Vanryssel
01.48.03.45.85 06.71.32.28.39
agnes.van@wanadoo.fr

08/09/2010

L'ISLAM DE FRANCE

UN HOMME DE DIEU OSE DIRE
CE QUI NE VA PAS

«Pour l’islam de france»
éd. du Cherche-Midi



Hassen Chalghoumi : «Une partie des musulmans se radicalise»

Hassen Chalghoumi, l’imam le plus célèbre de France depuis ses positions anti-burqa publie demain un livre brûlot intitulé «Pour l’islam de France». Il y dénonce les menaces d’islamisation qui pèsent, selon lui, sur la France.

SOURCE : http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/hassen-chal...


Propos recueillis par Eric Bureau

La quiétude est revenue à la mosquée de Drancy, qui s’apprête à fêter la fin du Ramadan avec plusieurs milliers de fidèles. Hassen Chalghoumi a retrouvé le sourire, mais l’imam reçoit toujours entouré de ses gardes du corps. Après six mois de manifestations hostiles qui ont contribué à la fermeture pendant plusieurs jours de sa mosquée, il sait que le calme est précaire.

Celui qui s’est fait connaître du grand public pour ses prises de position anti-Burqa sort demain au Cherche-Midi un livre choc. Repoussé à plusieurs reprises pour raisons de sécurité, ce réquisitoire intitulé « Pour l’islam de France » s’attaque avec force au voile intégral, mais aussi à l’excision, aux mariages forcés, aux Frères musulmans et à l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), de plus en plus puissante en France.

Vous prenez encore des risques en sortant ce livre. Pourquoi revenir ainsi dans la lumière ?
HASSEN CHALGHOUMI. Il est urgent de prendre position. Je veux que l’Islam trouve sa place en France. Et ce n’est pas le cas. D’un côté, je vois monter le racisme anti-musulman. Et de l’autre, sur le terrain, j’observe une radicalisation d’une partie des musulmans. Il y a par ailleurs une vraie guerre d’ingérence étrangère pour prendre les mosquées. De plus en plus d’hommes politiques étrangers et certaines ambassades essayent de faire de la récupération. Les pouvoirs publics ne sont pas assez fermes.

Vous accusez les Frères musulmans et l’UOIF de vouloir mettre la main sur l’islam français...
Il y a une montée des Frères musulmans et de l’UOIF, c’est clair. Ils prennent les mosquées en otage, achètent de plus en plus de hangars pour avoir plus de poids dans le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman). Toutes ces tendances sont mauvaises. Avec sa position radicale, c’est Tariq Ramadan qui a fait monter le racisme en Suisse et a conduit au vote contre les minarets. Et cela, il veut l’importer en France.

Malgré les nombreuses attaques dont vous faites l’objet, vous vous dites toujours favorable à une loi interdisant la burqa.
Parfaitement, la burqa n’a pas sa place en France. Mais ce n’est pas un soutien au gouvernement. Ceux qui prennent la burqa comme un drapeau de l’islam n’y ont rien compris. Il n’y a pas d’obligation religieuse à la porter, je le répète. Nos femmes, nos soeurs ont besoin de trouver leur place dans la société française, d’avoir une vraie égalité avec les hommes, d’accéder au travail. Le voile intégral, au contraire, les isole.

Qu’entendez-vous concrètement par islam de France ?
Ce n’est pas un islam qui va légaliser le porc ou modifier le Coran ! (il sourit). C’est un islam habité par la France, qui respecte ses valeurs. L’objectif majeur est de régler la question du financement des mosquées. En créant une fondation qui regrouperait les finances étrangères et puiserait dans les milliards du commerce halal et des pélerinages, on peut financer la construction des mosquées et la formation des imams. S’occuper de tout cet argent liquide, c’est aussi nous protéger car il peut alimenter le terrorisme.

Vous allez faire le tour des médias ces prochains jours et vos prises de position vont provoquer des réactions. Vous avez peur ?
Ce livre n’engage que moi, pas la mosquée de Drancy. Et je n’ai pas peur pour moi. Dès le début, j’ai dit à ma femme : je vais prendre un chemin un peu dur, il faut qu’on l’assume ensemble. Elle est derrière moi. Non, si j’ai peur, c’est pour mes enfants, pour leur avenir en France. Un savant qui m’a appelé dernièrement pour me soutenir m’a dit que dans dix ans, les musulmans de France me comprendraient.

«Pour l’islam de france», éd. du Cherche-Midi, 432 pages, 18 €