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27/05/2009

INTERVIEW D'ALAIN DUCQ PAR NADIA AGSOUS - LEMAGUE.NET

POUR UNE NATION

HUMAINE UNIVERSELLE !

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5999

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Qu’est ce qu’un monde de Paix? Une société sans violences est-elle possible ? Des rapports humains dénués d’ambition dominatrice sont-ils envisageables ? Quel type de société les initiateurs et les initiatrices de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence qui partira de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009 et se terminera à Punta de Vacas en Argentine, dans la Cordillère des Andes, le 2 janvier 2010, visent-ils /elles à édifier ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles a bien voulu répondre Alain Ducq, porte-parole du «Nouvel Humanisme» ou «Humanisme universaliste», un courant de pensée qui vise à «l’émergence d’une Nation Humaine Universelle ». Une ambition qui se donne tous les moyens pour voir le jour…

Le MAGue : Comment est née l’idée de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence ?

Alain Ducq : Du constat fait par les membres de Monde sans Guerres et plus largement du Mouvement Humaniste que le risque de guerre nucléaire n’avait jamais été aussi grand qu’aujourd’hui. Du fait de la prolifération de la technologie nucléaire, dans ce contexte de crise civilisationnelle généralisée ; où les inégalités socio-économiques entre les nations et au sein de chacune d’entre elles, atteint des proportions abyssales ; où les institutions démocratiques semblent de plus en plus vidées de leur sens par la pression des pouvoirs financiers ; où les nationalismes et les extrémismes religieux semblent se multiplier. , nous sommes à la merci de la folie d’un dirigeant quelconque, d’un groupe terroriste ou même d’un accident. Malheureusement l’actualité nous donne raison. Il y a quelques jours la Corée du Nord a menacé le Japon d’un orage de feu s’il mettait en échec le lancement de son satellite. En février, le sous-marin nucléaire français, le Triomphant, a percuté le sous-marin britannique Vanguard. En mars, le sous-marin nucléaire d’attaque américain Hartford est entré en collision avec un navire. Le projet de bouclier spatial américain en République Tchèque et en Pologne fait monter la surenchère et incite de nouveaux pays à vouloir se procurer l’arme nucléaire. Il nous est apparu urgent d’agir pour favoriser une prise de conscience planétaire de ce danger. L’idée de cette Marche Mondiale ouverte à toutes les personnes, les organisations et les initiatives se reconnaissant dans ses valeurs est alors apparue comme la solution la plus adéquate.

Le MAGue : Quel modèle de société les initiateurs de la Marche Mondiale aspirent à édifier ?

Alain Ducq : Une société où il n’y a pas 10 enfants qui meurent chaque minute de maladie curable pendant que l’on dépense 3 millions de dollars en armement. Avec 10 % du budget consacré aux armes dans le monde chaque année, on pourrait en finir avec la faim dans le monde. Imaginez ce que l’on pourrait faire avec 50 ou 100% de ce budget ?

Le MAGue : Qu’est ce qu’un monde sans guerres et sans violences ?

Alain Ducq : Les cinq revendications de la Marche Mondiale sont les premiers pas les plus urgents pour faire cesser les guerres : le désarmement nucléaire. Le retrait des troupes étrangères des territoires occupés. Le désarmement progressif des armes conventionnelles. La signature de traités de non agression entre les nations ainsi que le renoncement à la guerre par les Etats comme façon de résoudre les conflits. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Nous voulons un monde sans violence que celles-ci soient économiques, raciales, religieuses, sexuelles, psychologiques ou physiques. Nous sommes conscient que la violence physique avec ou sans armes est souvent la conséquence des autres types de violence déjà cités. L’exploitation économique, les discriminations basées sur la couleur de peau, la religion, le sexe, les différentes formes de violences psychologiques doivent être combattues de façon à arriver progressivement à une société plus juste. De ce point de vue, il est urgent de remplacer l’argent qui est aujourd’hui la valeur centrale par l’Etre Humain en le mettant au premier rang de nos préoccupations. Cela devrait être le cas dans les rapports économiques, sociaux, politiques, interculturels et intergénérationnels, comme dans les rapports entre l’Homme et sa planète.

Le MAGue : Une société sans violences est-elle possible ?

Alain Ducq : C’est non seulement possible mais surtout nécessaire. Dans un appel à tous les humains, Albert Einstein et Bertrand Russel avaient énoncé le choix auquel l’humanité est confrontée : « Allons-nous mettre fin à la race humaine ou l’humanité renoncera t-elle à la guerre ? » La question peut être renversée : une société violente est-elle possible ? La réponse est non. La crise financière actuelle qui a fait perdre d’un coup leur emploi à 50 millions de personnes n’est qu’un des nombreux signaux qui témoigne de l’échec d’une société basée sur la méthodologie de la violence. Et ce n’est qu’un début…

Le MAGue : Que répondre à ceux et à celles qui prétendent que la violence est un mal nécessaire ?

Alain Ducq : Je commencerai par leur demander ce qu’elles ressentent quand elles-mêmes ou leurs proches sont victimes d’une forme de violence ou d’une autre ? Trouvent-elles que c’est un mal nécessaire ? En vérité ce type d’argument a toujours servi à justifier les pouvoirs en place dans une perspective conservatrice. C’est aussi une croyance millénaire ancrée profondément dans les mentalités de nombreux peuples. Ne prétend t’on pas que la violence fait partie de la « Nature Humaine » ? Ou ne dit-on pas : « Si tu veux la Paix, prépare la Guerre ? » Ce point de vue part d’une conception naturaliste et figée de l’Etre Humain qui n’est ni naturellement bon ni naturellement mauvais. L’Etre Humain est d’abord intentionnel. Il a la capacité de choisir entre diverses réponses possibles quand le milieu naturel ou social dans lequel il vit ne répond pas à ses aspirations. Il peut chercher à imposer la solution qui « l’arrange » quel qu’en soit le prix. Il peut aussi rechercher le dialogue avec l’autre ou d’autres façons pour satisfaire l’intérêt commun.

Le MAGue : Un monde sans violences nécessite un bouleversement des habitus et ainsi une recomposition des savoir être et du rapport à soi et aux autres. Quels facteurs contribueraient à atteindre cet idéal de société basée sur des rapports humains égalitaires ?

Alain Ducq : Le premier facteur serait une révolution des mentalités. Il est nécessaire de placer l’Etre Humain comme valeur centrale dans tous les champs de l’activité humaine. Dans le domaine de l’ordre mondial, il faut en finir avec cet ordre néo-libéral absurde et criminel qui sacrifie les intérêts des peuples à la satisfaction de quelques-uns. La satisfaction des besoins humains en matière d’éducation, de santé, de qualité de vie doit orienter l’activité économique. Par ailleurs, il faut en finir avec le prétendu « Choc des civilisations ». Il est en effet vital que les civilisations apprennent à se connaître et à dialoguer sur la base de leurs valeurs humanistes respectives dans ce contexte de mondialisation croissante. Enfin, au niveau de la personne, il est nécessaire d’apprendre à traiter les autres comme on aimerait être soi-même traité. S’il est facile de voir la violence chez les autres, on reconnaît moins la sienne. Cette règle d’or quasi universelle même si elle est exprimée avec des mots différents selon les cultures, devrait inspirer l’éducation, le monde du travail, la politique, les rapports intrafamiliaux, etc.

Le MAGue : Quelle serait l’image d’un monde sans violence et sans guerres ?

Alain Ducq : Un monde où l’extraordinaire diversité humaine au niveau des individus, des groupes et des cultures serait vue comme un facteur de richesse pour tous. Les rapports humains seraient basés non sur le profit mais sur la solidarité, la coopération, la recherche permanente de l’intérêt commun. Nous apprendrions dès notre plus jeune âge à explorer nos aspirations existentielles profondes et à aller vers l’autre avec confiance et en recherchant ses qualités, son intention positive et ses plus belles aspirations. Les nécessités de base en matière d’alimentation, de logement, de santé, d’éducation seraient bien sûr résolues pour tous sur toute la planète. Un monde où chaque Etre Humain en se levant le matin et en commençant les activités de sa journée aurait le sentiment profondément vécu de participer à la construction d’une Nation Humaine Universelle au Futur immensément ouvert.

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07/06/2008

APRES 21 JOURS DE GREVE LA SOCIETE CIVILE PREND LA RELEVE DES GREVISTES DE LA FAIM

Jan Tamas et Jan Bednar termineront leur 21e jour de grève de la faim le 2 juin à minuit. Des personnalités tchèques continueront leur bataille contre la Guerre des Etoiles à Prague par des jeûnes symboliques de 24 heures. Dans le reste de l'Europe comme en Australie et aux Etats Unis d'autres grévistes de la faim continuent leur action. Le porte-parole européen du Nouvel Humanisme, Giorgio Schultze a commencé hier à Milan et il est déterminé à obtenir une audience au Parlement Européen. La protestation continue dans les 30 villes qui ont répondu à l'appel du coeur de l'Europe.

 

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JAN TAMAS à gauche et JAN BEDNAR à droite


Voici la déclararion des deux Jan :

«Merci à tous ceux qui depuis les derniers 21 jours nous ont soutenu pour leur solidarité, leurs apports et leur soutien moral. Nous espérons par cette action avoir satisfait tous ceux qui nous ont demandé d'arrêter notre grève de la faim. Ces trois dernières semaines ont été très pénibles mais elles nous ont apporté beaucoup de force et ce sera une expérience inoubliable pour nous deux.

Il y a 21 jours nous avons commencé cette grève de la faim parce que un petit groupe d'individus a décidé de conduire notre pays dans un dangereux projet de Guerre des Etoiles qui, bien que présenté comme un projet de défense uniquement est, en fait, selon des sources du gouvernement des Etats Unis, considéré comme un projet offensif. C'est la raison pour laquelle le Canada, en 2005 a refusé de participer à ce projet. Ce petit groupe d'individu est sur le point de signer un accord avec les USA qui signifie pour notre pays une nouvelle invasion par un armée étrangère. Tout cela se passe en dépit du désaccord des deux tiers de la population tchèque qui n'a eu aucune possibilité d'exprimer son opinion, ni par élection, ni par référendum.

Nous avons jeûné pendant 21 jours et cependant nous n'avons reçu aucun signal clair quant à l'organisation d'un referendum ou de quelconques négociations. Pas plus qu'aucune discussion démocratique, que nous avons pourtant demandée. Tout indique que même si nous avions continué notre grève de la faim, le gouvernement aurait continué de nous ignorer et l'aggravation de notre état de santé, voire notre mort n'aurait pas changé leur arrogance.

D'autre part, nous avons reçu de nombreux signaux de gens de notre pays et au-delà. Beaucoup parmi eux nous ont demandé de cesser notre grève de la faim et ont pris part à notre combat. Au plan international, par exemple, Dennis Kucinich, membre du Congrès Américain continue le combat, de même que Cynthia MacKinney candidate du Parti Vert aux Etats Unis. Ici, dans l'union européenne, nous avons rencontré à ce sujet Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement Européen jeudi dernier, qui nous a promis d'ouvrir un débat sur ce thème au Parlement Européen. Aujourd'hui, Giorgio Schultze, porte-parole européen du Nouvel Humanisme, qui commence une grève de la faim dans le but d'obtenir une position claire de l'Union européenne par rapport au plan des Etats Unis a pris notre relais en Europe. En dehors de ces soutiens, des grèves de la faim pour soutenir notre lutte sont en cours en Australie, aux Etats Unis, en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Autriche.

Aujourd'hui à minuit nous allons suspendre notre grève de la faim, une chaîne de grévistes de la faim commencera dans notre pays à ce moment-là, avec de nombreuses personnalités couvrant un large spectre social pour un jeûne symbolique de 24 heures. Demain, Peter Uhl de Charter 77 et du Independent Movement Activist jeûnera pour nous. Dans les jours suivants le relais sera pris par, entre autres, le sociologue Jan Keller, l'artiste Anna Geislerova, le sénateur Akena Gajduskova, le membre del'Académie Tchèque de Sciences Petr Pokorny, la parlementaire Olga Subova, le journaliste Jacub Patocka, l'artiste Lemka Vlasakova, l'éditeur radio Jeronym Janicek et beaucoup d'autres. Dès maintenant nous savons que artistes, chanteurs, unionistes, dissidents, académiciens, politiques, scientifiques, écologistes et autres soutiennent la grève de la faim.

Chacun de vous qui êtes d'accord avec notre protestation peut aider à ce que nous allions plus loin et nous rejoindre le 22 juin pour une journée internationale de jeûne contre le Système de Guerre des Etoiles qui se prépare en République Tchèque. Cette protestation est la réaction à notre grève de la faim et c'est son relais au niveau mondial. Il est déjà clair que des gens de tous les continents vont y participer.

Par cette chaîne de gréves de la faim nous proposons la même chose que nous avons proposée au Ministre des Affaires Etrangères jeudi dernier : suspendre les négociations sur l'installation de radars pour un an.

Placer ou non une base radar en République Tchèque est une décision qui ne pourra être prise qu'à la suite d'une large consultation citoyenne et son approbation à la majorité. Au contraire, prendre une telle décision dans une atmosphère empoisonnée pleine de manque de confiance aurait une influence néfaste pour longtemps dans la société tchèque. L'espoir de paix et de démocratie réelle que nous avons envisagé après la Révolution de Velours serait à nouveau transformé en un sentiment de méfiance dans les institutions, un sentiment de détresse et d'abandon.

Une ambiance similaire règne en Europe où une grande partie de l'opinion pense que ce plan est en train de la diviser.

Ce projet a de nombreux opposants aux Etats Unis et même les membres du Congrès ont mis certaines conditions à son financement. Cela arrive au moment où le soutien au Président Bush est très faible tant aux Etats Unis que dans d'autres pays du monde. Pourquoi tant de précipitation alors ?

C'est pourquoi nous suggérons que les négociations soient suspendues pour un an, pour ouvrir une plus large discussion sur ce thème en République Tchèque, pour connaître la position de l'Union européenne sur ce projet et pour attendre la position de la nouvelle administration des Etats Unis.

Nous appelons tous les gens qui sont en désaccord avec ce projet à le montrer, à ne pas rester silencieux et à commencer à être actifs. Parce que la «démocratie» n'est pas juste un mot, ce n'est pas seulement le fait de mettre un bulletin de vote dans une urne tous les quatre ans. La démocratie c'est la participation active de chaque individu. «S'occuper chacun de notre propre affaire» ce n'est pas suffisant, il y a une nécessité à s'intéresser à ce qui se passe dans la société et à prendre part activement pour créer la société.

Nous remercions une fois encore tout le monde pour leur soutien, et nous pensons aussi à tous les journalistes pour l'attention et le respect dont ils ont fait preuve sur ce thème.»

Jan Tamas,
Jan Bednar,
Mouvement Humaniste Tchèque

22/05/2008

INTERVIEW DE LUIGI D'ARIA


podcast

Interview de Luigi D'Aria - membre du bureau du Parti Humaniste - réalisé pour l'émission du 21 mai à 12h31 sur radio enghien IDFM, concernant la campagne contre le bouclier spatial en République Tchèque.

RAPPEL

Pour appuyer la campagne en République Tchèque

Rendez-Vous du Samedi 17 au Dimanche 25 Mai
de 11H à 20H

Place de la Fontaine des Innocents
Paris 75001 - Métro Les Halles