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14/04/2012

FEMMES MILITANTES DU MONDE ARABE

Des femmes témoignent. Elles vivent et militent en Syrie, en Jordanie, en Egypte, au Yémen, en Tunisie, au Maroc ou dans d'autres pays encore et elles font le point, avec Caroline Libbrecht, sur l'état des droits-des-femmes dans leurs pays respectifs.

RABEA NACIRI (Maroc)

Présidente de l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM - www.blog.ma/cedaw), association de défense des droits des femmes fondée en 1985, Rabea Naciri milite depuis plus de 20 ans pour les droits des femmes au Maroc et dans la région.
L'ADFM a joué un rôle central dans le processus de réforme de la Moudawana (le code de la famille) au Maroc. Avancée importante, cette réforme ne constitue toutefois qu'une étape d'un processus qui doit être poursuivi. L'ADFM continue d'œuvrer en ce sens, y compris au niveau régional, ayant initié en 2006 la campagne pour « l'Egalité sans réserve » dans le monde arabe. L'association continue d'être moteur de la campagne, qu'elle coordonne au niveau régional.


NAWAL YAZIJI (Syrie)

Nawal Yaziji est présidente de la Ligue des femmes syriennes, fondée en 1949 à Damas. Depuis de nombreuses années, elle s'engage dans la lutte contre la discrimination et la violence à l'égard des femmes en Syrie. Nawal milite avec ses collègues pour la réforme du code du statut personnel qui dénie aux femmes le statut légal d'adultes en matière de mariage, de tutelle des enfants et de divorce et qui les rend donc totalement dépendantes vis-à-vis de leur père ou de leur mari.

Malgré la lenteur des réformes, Nawal reste optimiste. Elle considère que le simple fait d'avoir obligé les acteurs politiques et religieux à ne plus ignorer les questions relatives aux droits des femmes mais à en parler et en débattre constitue déjà un grand progrès. De son point de vue, la réforme ne peut passer que par une sensibilisation de la population aux droits des femmes.


MUKARRAM ODEH (Jordanie)

Mukarram Odeh est membre de l'Union des femmes jordaniennes, considérée comme une organisation pionnière dans la région, en raison de ses actions de soutien aux victimes de violences domestiques. Elle a contribué à la mise en place et la tenue d'une ligne téléphonique d'urgence et d'un centre d'hébergement des victimes, services rares dans la région arabe. Aujourd'hui, Odeh et ses collègues jouent un rôle actif dans le combat contre les crimes d'honneur en Jordanie.

Mukarram Odeh reconnaît que, même si un long chemin reste à parcourir, certaines avancées ont été obtenues, telle que la modification de l'âge légal du mariage, passé de 14 à 18 ans. Odeh considère que l'opposition principale au respect des droits des femmes en Jordanie vient des parlementaires et de la structure tribale de la société.


SABIKA AL NAJJAR (Bahreïn)

Sabika Al Najjar milite au sein de la Bahrain Human Rights Society (BHRS - www.bhrs.org) depuis la création de cette association en 2002. Ancienne prisonnière politique, Sabika Al Najjar a présidé plusieurs années la BHRS. Aujourd'hui, elle se consacre plus particulièrement aux droits des femmes et coordonne la campagne pour « l'Egalité sans réserve » au niveau de la région du Golfe.

Les pays du Golfe sont parmi les derniers Etats de la région à avoir ratifié la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDAW). Bien qu'il s'agisse d'une avancée importante, les discriminations auxquelles sont confrontées les femmes restent nombreuses et la sensibilisation de la population au principe de l'égalité entre les femmes et les hommes y constitue toujours un défi.



AMINA BOUAYACH (Maroc)

Ancienne responsable du service de presse de la Primature sous le premier ministre Abderrahman Youssoufi, Amina Bouayach a participé à la fondation de l'Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH - www.omdh.org) en 1988, qu'elle préside depuis son élection en 2006. Militante des droits humains depuis près de 30 ans, elle est la première femme marocaine à présider une organisation de défense et de promotion des droits humains au Maroc.

Malgré les avancées enregistrées depuis l’adoption du nouveau code de la famille (la Moudawana) en 2003 et 2004, les dispositions sur l'héritage, la polygamie, le droit au divorce et à la tutelle légale demeurent inégalitaires. L'application de la loi demeure un obstacle fondamental à l'effectivité des droits des femmes au Maroc et notamment du fait de l'absence de formation des juges sur le code de la famille.



HAFIDHA CHEKIR (Tunisie)

Professeur de droit à l'Université de Tunis depuis plus de 30 ans, auteur de nombreux ouvrages sur la question des droits des femmes en Tunisie, Hafidha Chekir est une fervente militante des droits humains et l'une des fondatrices de l'ATFD, crée en 1989. En 2000, son livre « les droits des femmes entre les textes et les résistances » est retiré de la vente par les autorités, six mois après sa sortie en librairie.

L'ATFD, une des rares associations indépendantes en Tunisie, se bat dans des conditions d'étouffement politique pour préserver son indépendance et garantir une égalité totale et effective entre les sexes. L'association attend depuis 2004, l'autorisation de publier un livre intitulé « la violence envers les femmes ».



AMAL BASHA (Yémen)

A l’initiative de la création de l’organisation de défense des droits des femmes Sisters Arabic Forum for Human Rights (SAF) au Yémen qu’elle préside aujourd’hui, Amal Basha œuvre avec ses collègues en interpellant les gouvernements du monde arabe pour qu'ils changent les lois discriminatoires envers les femmes et encouragent la participation des femmes aux affaires publiques. Aujourd'hui, elle mène une initiative régionale visant à renforcer le rôle des femmes des pays arabes au sein des instances de prise de décision et dans le processus démocratique.



NEHAD ABU EL-QUMSAN (Egypte)

Nehad Abu Qumsan est fondatrice et présidente du Centre égyptien pour les droits des femmes (ECWR - www.ecwronline.org ). Depuis de nombreuses années, Nehad lutte contre les discriminations à l'égard des femmes égyptiennes à tous les niveaux, du statut de la femme au sein de la famille à la représentation des femmes dans la sphère publique. Elle publie fréquemment des articles préconisant le respect des droits des femmes dans la presse égyptienne et n'hésite pas à traiter des sujets « tabous » ou controversés, afin de faire en sorte que les acteurs de la société égyptienne soient confrontés à leurs obligations internationales. En 2007, Nehad et ses collègues ont lancé une campagne contre le harcèlement sexuel des femmes, la première de la sorte dans le pays.


25/03/2012

NOUS ELEVEURS ENGAGES

http://www.eleveurs-engages.fr/

24/03/2012

CORRIDA : INCROYABLE PRISE DE CONSCIENCE !



"And suddenly, I looked at the bull. He had this innocence that all animals have in their eyes, and he looked at me with this pleading. It was like a cry for justice, deep down inside of me. I describe it as being like ...a prayer - because if one confesses, it is hoped, that one is forgiven. I felt like the worst shit on earth."

This photo shows the collapse of Torrero Alvaro Munera, as he realized in the middle of the his last fight... the injustice to the animal. From that day forward he became an opponent of bullfights.
Via McKenna Grace Fisher
Via Synthian Sharp

traduction approximative : "et soudain, j'ai regardé le taureau. Il avait cette innocence que tous les animaux ont dans leurs yeux, et il m'a regardé avec cet acte de procédure (?). C'était comme un cri pour la justice, profondément à l'intérieur de moi. Je le décris comme étant.. .une prière - parce que si on avoue, on espère, qu'on est pardonné. Je me sentais comme la pire merde sur terre. »

Cette photo montre l'effondrement du Torrero Alvaro Munera, lorsqu'il s'est rendu compte lors de la dernière lutte... l'injustice de l'animal. A partir de ce jour, il devient un opposant des corridas.
Par l'intermédiaire de Fisher de Grace McKenna Via Sharp Synthian


http://galgos-ethique-europe.over-blog.org/article-alvaro-munera-torero-colombien-repenti-soutient-l-ilp-prou-47142393.html
 
"Si je rencontre un seul torero qui soit volontaire pour être piqué, avoir trois paires de banderillas pour ensuite être transpercé d'une épée et qui prétende aimer, je change immédiatement ma forme de penser sur le sujet".
Des images de son passé, de son accident, de son présent... un fauteuil roulant
 
Il nous dit ensuite que ce que l'on pourrait considérer comme une punition a été pour lui une rédemption car c'est dans sa propre souffrance qu'il a enfin compris la souffrance des taureaux.
"Premièrement considérer que la tauromachie n'est pas un sport, pour les aficionados elle est considérée comme un spectacle artistique et pour ceux qui ne sont pas de cet avis elle est considérée comme un spectacle où est torturé et maltraité un animal juste par divertissement.
Tout dans la vie est évolution et on ne peut pas continuer à nier que le taureau est un être vivant doté d'un système nerveux qui obéit à des stimuli de douleur de la même manière que notre propre système nerveux et que donc le taureau est sauvagement torturé et massacré sur une arène".