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01/04/2010

CAMPAGNE NATIONALE ULTIME ATOME

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Pour une planète sans armes nucléaires et une consultation du peuple français par référendum

CAMPAGNE ULTIME ATOME.PDF

COURRIER AU PRESIDENT.PDF

 

Le Traité de Non Prolifération (TNP) fait obligation aux Etats dotés d’armes nucléaires d’éliminer leurs arsenaux. La France a ratifié ce traité en 1992. Elle construit pourtant un nouveau sous-marin nucléaire (4e SNLE-NG), de nouveaux vecteurs (missiles M51, ASMP-A, Rafale), de nouvelles têtes nucléaires, et poursuit avec le Laser Méga Joule des recherches pour une nouvelle génération d’armes thermonucléaires. Elle bafoue donc le traité, justifiant ainsi la prolifération des armes nucléaires, qu’elle favorise en outre par ses exportations nucléaires «civiles». Pourquoi donc ?

Les armes nucléaires ne sont pas des instruments de sécurité, mais de domination. C’est un danger mortel immédiat pour toute l’humanité. Elles menacent d’anéantir des populations entières et de rendre la terre invivable. En cas de crise régionale ou internationale, les dirigeants d’un pays qui en détient pourraient les employer par peur, vengeance ou désespoir, faisant des millions de morts – à elle seule, la France pourrait en faire un milliard. Mais cette catastrophe mondiale pourrait également survenir par accident ou par erreur, comme cela a failli se produire plusieurs fois au cours du XXe siècle. De plus, si les Etats nucléaires conservent leurs arsenaux malgré l’article 6 du TNP, certains Etats non nucléaires voudront acquérir aussi des armes de destruction massive, soit nucléaires, soit biologiques ou chimiques en dépit des conventions de Genève et de Paris qui les interdisent. Enfin, en l’absence du contrôle strict et de la coopération entre Etats que leur abolition impliquerait, des armes nucléaires ou des matériaux fissiles peuvent tomber aux mains de terroristes déterminés.

Loin d’empêcher la guerre, les armes nucléaires la favorisent : elles entretiennent la peur, la défiance et la rivalité entre nations. Ce climat de violence «justifie» les dépenses d’armement. Et quand les armes sont là, la guerre ne tarde pas… Les guerres cumulées de la 2e moitié du XXe siècle ont fait entre 2 et 3 fois plus de morts que la Première Guerre mondiale.

A l’inverse, les énergies et les sommes faramineuses dépensées en crédits militaires pourraient fonder la paix sur la coopération entre les peuples et l’élévation du bien-être général.

2010, année cruciale pour abolir les armes nucléaires. Cet objectif est désormais reconnu comme une urgente nécessité par un nombre croissant de dirigeants politiques et de responsables civils ou militaires dans de nombreux pays, par le Conseil de sécurité de l’ONU depuis le 24 septembre 2009, et souhaité par une majorité écrasante de citoyens du monde (dont 86 % des citoyens français selon un sondage de 2008). Mais les groupes militaro-industriels et nucléaires s’opposent à cet objectif. Seul un engagement massif des citoyens parviendra à l’imposer, notamment en France où trop de dirigeants politiques admettent la « force de frappe » comme un fait indiscutable.

Seul un référendum permettra de savoir si le peuple français accepte sciemment de devenir un jour le complice -et la victime- de crimes contre l’humanité ou s’il préfère changer de politique et construire avec les autres un monde écologique, équitable et non-violent.

Nous demandons au gouvernement, au Parlement et au Président de la République :

1) d’engager la France, résolument et sans délai, avec les autres Etats nucléaires, signataires ou non du Traité de Non Prolifération nucléaire, dans un processus d’élimination de toutes les armes nucléaires, sous un contrôle strict et efficace et dans le cadre d’un véritable système de sécurité internationale ;

2) de consulter le peuple français par référendum sur la question suivante :

Voulez-vous que la France propose à toutes les nations de renoncer à sa force de frappe nucléaire et d’en démanteler les composants, dans le cadre d’un désarmement nucléaire, biologique et chimique, intégral, universel et contrôlé, et d’un véritable système de sécurité internationale ?

20/02/2010

POSITION DE MONDE SANS GUERRES INTERNATIONAL PAR RAPPORT AU TRAITE DE NON-PROLIFERATION

Au sujet de la conférence du TNP.PDF

En Mai 2010 s'ouvrira à New York la conférence quinquennale de révision du Traité de Non Prolifération Nucléaire. Cela fait maintenant 40 ans que ce traité est entré en vigueur et bien qu’il compte actuellement 189 pays membres, l’Inde, le Pakistan et Israël ne l’ont pas signé. La Corée du Nord, qui l’a d’abord ratifié, l’a ensuite violé et s’est finalement retirée du traité en 2003.

On parle souvent du traité en terme de ses 3 piliers : désarmement, non-prolifération et usages pacifiques de la technologie nucléaire comme s’ils avaient tous la même importance alors que le traité se nomme traité de non-prolifération. Le traité donne aussi une reconnaissance spéciale aux 5 pays qui possèdent l’arme nucléaire, leur donnant en quelque sorte le droit d’avoir ces armes.

En 1996, la Cour Internationale de Justice a émis un avis consultatif déclarant que l’utilisation ou la menace d’utiliser des armes nucléaires violerait plusieurs articles de droit international, y compris les Conventions de Genève, les Conventions de La Haye, La Charte des Nations Unies, et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

A la lumière de ce qui précède, Monde sans Guerres et sans Violence :

1. Dénonce l’hypocrisie des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU qui croient avoir une sorte de droit inaliénable à posséder des armes nucléaires et qui, depuis la fin de la Guerre froide, ont fait peu ou aucune tentative pour remplir leurs obligations de désarmer suivant l’article 6 du traité.

2. Dénonce en particulier les USA et leurs alliés, qui menacent par la guerre et l’utilisation d’armes nucléaires des pays qu'ils déclarent comme étant des « états voyous ».

3. Dénonce le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord pour le fait de dépenser des milliards de dollars sur les maigres revenus de leurs pays pour développer la technologie nucléaire au prix de la souffrance de leurs peuples.

4. Dénonce Israël pour le fait de déstabiliser toute la région du Moyen Orient en possédant des armes nucléaires, et dénonce les USA pour le fait de leur avoir procuré la connaissance nécessaire pour les développer en violation de l’article 1 du traité.

5. Dénonce les pays de l’OTAN pour le fait d’établir des armes nucléaires américaines en terre étrangère en violation des articles 1 et 2 du traité.

De plus, Monde sans Guerres et sans Violence :

1. Déclare que le TNP est un échec, ayant échoué à produire le désarmement nucléaire et la non-prolifération exigés par la population de la planète.

2. Appelle tous les Etats à commencer immédiatement des négociations pour une Convention sur les Armes Nucléaires, rendant le TNP obsolète.

3. Appelle les pays de l’OTAN qui hébergent des armes nucléaires des USA à les rendre.

4. S’engage à travailler conjointement avec toutes les autres organisations travaillant à l’élimination des armes nucléaires qui partagent la méthodologie de la non-violence et de la non-discrimination.

5. Appelle les gens de la planète à se joindre à des mobilisations massives entre le 1er et le 9 mai, pour éveiller la conscience de la conférence du TNP dans les médias du monde et pour faire pression sur leurs hommes politiques et diplomates nationaux afin qu’ils travaillent pendant la conférence de New York avec une disposition réelle à négocier de bonne foi pour faire finalement ce que l’opinion publique exige : désarmer maintenant. Ce message s’est manifesté de façon éclatante entre le 2 octobre 2009 et le 2 janvier 2010, lorsque la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence a apporté ce message de désarmement à 100 pays du monde.

19/02/2010

ACDN ET MONDE SANS GUERRES LANCENT UN "ULTIME ATOME"

ACDN et Monde Sans Guerres invitent les citoyens à réclamer un référendum sur l'avenir de la force nucléaire française

http://www.sudouest.com:80/charente-maritime/actualite/sa...

Vers l'«ultime atome»

Lors du passage de la Flamme d'Hiroshima à Saintes, manifestation parallèle à la Marche mondiale pour la paix, on avait vu Jean-Marie Matagne et Éric Bastin(1) côte à côte en novembre dernier. Le président d'Action des citoyens pour le désarmement nucléaire (ACDN) et le porte-parole de Monde sans guerres et sans violence récidivent en lançant la campagne «Ultime atome» - prononcez ultimatum, bien sûr - et en demandant au gouvernement d'organiser un référendum sur l'avenir de la force nucléaire français.

Un traité oui mais...

Il y a cinquante ans - le 13 février 1960 - la France devenait la quatrième puissance nucléaire mondiale en faisant exploser sa première bombe atomique, baptisée « Gerboise bleue » dans le Sahara. Suivront 209 autres essais militaires jusqu'en janvier 1996. En 1992, la France adhérait au traité de non prolifération des armes nucléaires. «Mais notre pays ne s'estime toujours pas concerné, indiquent MM. Matagne et Bastin. Il donne le pire exemple en modernisant son arsenal.»

Mobiliser les élus

Les responsables d'ACDN et d'un Monde sans guerres interrogent : «Un pays qui fait reposer sa défense sur la menace de commettre, et de subir lui-même, un crime contre l'humanité et qui en remet la décision à un seul homme, mérite-t-il, encore, le nom de "démocratie" ?»

Aussi, invitent-ils «les citoyens à écrire au président de la République, au gouvernement, aux parlementaires et à chacun de leurs élus pour exiger que le peuple soit consulté par référendum sur cette question cruciale pour notre avenir.»

(1) Dans d'autres villes que Saintes, la présence d'Éric Bastin avait été contestée du fait de son appartenance au Mouvement humaniste. « Le Mouvement humaniste n'est pas une secte », avait rétorqué Éric Bastin tandis que Jean-Marie Matagne avait jugé le procédé odieux (« Sud Ouest » du 10 novembre 2009).